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Vendredi 14 mars 2008

La monarchie absolue

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Introduction
 
Depuis la fin du Moyen-âge l’Etat monarchique n’a cessé de se renforcer en France.
Pourtant, entre le milieu du XVIe siècle et le milieu du XVIIe siècle, il a été affaibli par deux moments de crise graves : les guerres de religion (1559-1598) et la Fronde (1648-1652).
Au terme de ces crises le règne personnel de Louis XIV (1661-1715) apparaît comme le moment d’apogée de la monarchie « absolue » (du latin « ab solutus », délié(e) des lois) : le roi veut régner sans premier ministre et décider seul de la politique du pays.
 
 
I) La monarchie absolue de droit divin
 
A) La remise en ordre du royaume et le renforcement de l’autorité de l’Etat sous Henri IV et Louis XIII
 
Le premier roi Bourbon, Henri IV (1589-1610), ancien protestant, a rétabli la paix religieuse et restauré l’ordre social dans le royaume après les guerres de religion. Par son édit de Nantes en 1598, il décrète la tolérance d’une autre religion dans le royaume au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat. Il meurt assassiné par Ravaillac en 1610.
 
Son fils Louis XIII lui succède et le roi étant trop jeune, sa mère Marie de Médicis devient régente du royaume.
 
Sous Louis XIII (1610-1643) c’est en fait le cardinal de Richelieu, son premier ministre, qui gouverne.
 
Sa politique vise a établir une monarchie absolue en France : il brise les révoltes des nobles (les Grands) et rase leurs châteaux, réduit la puissance des Protestants (siège de la Rochelle, édit d’Alès leur interdisant d’avoir des places fortes) et utilise des intendants qui représentent l’autorité royale dans les provinces.
 
B) La minorité de Louis XIV, Mazarin et la Fronde
 
A la mort de Louis XIII en 1643, son fils Louis XIV n’a que cinq ans et sa mère Anne d’Autriche gouverne en tant que régente avec le cardinal Mazarin.
Cette régence est marquée par une période de troubles et de guerre civile appelée la Fronde (1648-1652), d’où Mazarin sort vainqueur. Le désordre engendré par la Fronde semble démontrer que seul un pouvoir monarchique qui gouverne sans partage peut assurer l’ordre dans le royaume.

B) La consolidation et l’organisation d’un Etat moderne qui se veut absolu
 
 
A la mort de Mazarin, en 1661, Louis XIV décide de ne pas prendre de premier ministre et de gouverner seul car il estime que son pouvoir de droit divin ne peut être partagé. Il n’a de compte à rendre qu’à dieu, même s’il doit respecter les lois fondamentales du royaume (par exemple il doit être catholique et succède à son père par la règle de primogéniture).
 
« Toute puissance, toute autorité résident dans la main du Roi. Tout ce qui se trouve dans l’étendue de nos Etats nous appartient. Les rois sont seigneurs absolus. Celui qui a donné des rois aux hommes a voulu qu’on les respectât comme ses lieutenants, se réservant à lui seul le droit d’examiner leur conduite. La volonté de Dieu est que quiconque est né sujet obéisse totalement au Roi. Si mauvais que puisse être un prince, la révolte de ses sujets est toujours infiniment criminelle. »
 
« Je résolus (...) de ne point prendre de Premier ministre, rien n’étant plus indigne que de voir d’un côté toutes les fonctions, et de l’autre le seul titre de roi. Il fallait faire connaître que mon intention n’était pas de partager mon autorité. »
 
« Le métier de roi est grand, noble, délicieux…. Mais qui veut régner doit travailler. »
 
Citations extraites de Louis XIV, Mémoire pour servir à l'instruction du dauphin, 1666
 
C’est sous son règne que la monarchie absolue atteint son apogée : le roi de France, roi « très chrétien », ne tient son pouvoir que Dieu. C’est l’affirmation pleine et entière d’une monarchie de droit divin.
 
Cet apogée de la monarchie sous Louis XIV s’explique à la fois :
-         par la personnalité du roi, qui impose le respect à son entourage par sa majesté naturelle
-         par un état de guerre permanent qui renforce l’emprise de l’Etat sur le territoire
-         par le traumatisme des troubles de la Fronde
Ces facteurs favorisent l’affirmation d’un Etat fort.
 
Au XVIIe siècle le dictionnaire de Furetière définit ainsi le mot Etat : royaume, manière dont on se gouverne dans une nation
« Pour Louis XIV, les notions de service du Roi et de service de l’Etat se confondent, mais, par délicatesse, le prince emploie plutôt la seconde expression. » (Dictionnaire du Grand siècle, p. 557).

 
Le gouvernement est dominé par la personne du roi qui prend seul les décisions finales.
Il dirige des Conseils qui ont chacun un rôle précis :
·        le Conseil d’en haut (affaires importantes, guerres et paix)
·        le Conseil des finances
·        le Conseil des dépêches (correspondance avec les provinces)
·        le Conseil des parties (affaires de justice)
 
Le roi est assisté de quelques ministres d’Etat qui siègent au Conseil d’en haut : Colbert (finances), Louvois (armée) sont restés les plus célèbres.
Le chancelier est le chef de la justice, le Contrôleur général des finances gère le budget et quatre secrétaires d’Etat sont en charge de la guerre, des Affaires étrangères, de la Maison du roi et de la Marine.
 
Un intendant, dans chaque généralité, dirige l’administration et lève l’impôt au nom du roi (intendant de justice, police et finances).

 
B) Louis XIV, un roi qui met en scène sa propre gloire
 
Louis XIV est un roi en constante représentation. Il choisit pour emblème un soleil rayonnant sur le globe, avec pour devise latine : Nec pluribus impar, ce qui signifie « Au-dessus de tous » (comme l’est le soleil, qui est aussi une référence au dieu Apollon).
 
Il organise et fabrique les images de sa gloire militaire : tapisseries, sculptures, peintures, gravures, médailles, poésies, opéras.
Ex. le passage du Rhin en 1672 (pendant la guerre de Hollande) est célébré par les écrivains Racine, Boileau et Bossuet.
 
On peut parler à son sujet d’un véritable « absolutisme culturel » : la vie intellectuelle est disciplinée et centralisée au service de la propagande royale. Les artistes et écrivains dépendent du roi et de son soutien financier (sous forme de pensions distribuées par Colbert). Ils sont admis à la cour à condition de célébrer la gloire royale.
 
Le XVIIe siècle est le temps de l’art et de la littérature « classiques » : le goût de l’ordre, de la mesure, de la clarté, de la simplicité en même que le sens de la noblesse et de la grandeur.
C’est l’époque des grands chefs-d’œuvre du théâtre de Racine et de Molière et des fables de La Fontaine, tandis que l’art français triomphe avec Versailles et des grands peintres comme Nicolas Poussin.
 
En 1682 Louis XIV choisit de se fixer à Versailles, qui abritait déjà un petit château de chasse de Louis XIII, pour s’éloigner de la capitale tumultueuse qui l’avait obligé à fuir pendant la Fronde et avoir assez d’espace pour organiser des fêtes somptueuses et accueillir ses milliers de courtisans.
 
Le roi confie aux architectes Le Vau puis Hardouin-Mansart, au peintre Le Brun et au jardinier Le Nôtre, la construction et la décoration de ce palais somptueux à la gloire de son règne.
La galerie des glaces, longue de 73 mètres, allie styles baroque et classique. Sa voûte est toute entière à la gloire du roi, avec des peintures de Le Brun le représentant en empereur romain terrassant ses ennemis.
 
Au château de Versailles la vie de cour est réglée par un rituel précis : l’étiquette.
Lever, dîner, promenade, chasse, souper, coucher du roi, deviennent des cérémonies publiques.
Le lever du roi est strictement réglé. Le roi se lève à huit heures. Les courtisans sont invités à entrer dans sa chambre, par séries, en fonction de leur mérite. L’étiquette est si minutieuse qu’elle prévoit qui tient les parties des vêtements lorsque Louis XIV s’habille. Une fois vêtu, le roi se rend dans son cabinet, puis à la messe, avant de tenir conseil avec ses ministres.
Le dîner est tout aussi minutieusement réglé : chaque plat est apporté par un gentilhomme, assisté d’un huissier, d’un maître d’hôtel et de trois gardes du corps armés.
Le roi dîne seul dans sa chambre avec derrière lui cinq gentilshommes prêts à obéir.
Lors de sa promenade il est suivi d’une foule de courtisans. Le soir il prend un souper en famille à dix heures, avant un bal, suivi d’un concert, des représentations théâtrales et des jeux.
 
 
Les nobles sont désormais au seul service du roi et de la monarchie. Ils accourent à Versailles pour bénéficier des faveurs royales sous forme de pensions.
 
Site Internet officiel du château de Versailles : http://www.chateauversailles.fr/FR/
 

II) La monarchie absolue de Louis XIV et l’ordre intérieur du royaume
 
A) La monarchie absolue et l’ordre intérieur du royaume
 
1) L’ordre intérieur : une société hiérarchisée voulue par Dieu et garantie par le roi
 
Depuis le Moyen-âge la société est divisée en trois ordres qui correspondent à trois fonctions :
- le service de Dieu : ceux qui prient, le clergé
- la défense : ceux qui combattent, les nobles
- le travail : ceux qui travaillent, les paysans et les bourgeois (artisans, marchands,…) qui constituent le Tiers état (l’immense majorité de la population)
Les bourgeois enrichis peuvent acheter des offices, c’est-à-dire exercer des fonctions administratives au service de la monarchie. Les bourgeois les plus riches veulent souvent imiter la noblesse, comme le montre la pièce de Molière Le Bourgeois gentilhomme (1670).
 
Extraits du Bourgeois gentilhomme :
 
« MADAME JOURDAIN.- Vous êtes fou, mon mari, avec toutes vos fantaisies, et cela vous est venu depuis que vous vous mêlez de hanter la noblesse.
 
MONSIEUR JOURDAIN.- Lorsque je hante la noblesse, je fais paraître mon jugement; et cela est plus beau que de hanter votre bourgeoisie.
 
MADAME JOURDAIN.- Çamon* vraiment. Il y a fort à gagner à fréquenter vos nobles, et vous avez bien opéré* avec ce beau Monsieur le comte dont vous vous êtes embéguiné*.
 
MONSIEUR JOURDAIN.- Paix. Songez à ce que vous dites. Savez-vous bien, ma femme, que vous ne savez pas de qui vous parlez, quand vous parlez de lui? C'est une personne d'importance plus que vous ne pensez; un seigneur que l'on considère à la cour, et qui parle au Roi tout comme je vous parle. N'est-ce pas une chose qui m'est tout à fait honorable, que l'on voie venir chez moi si souvent une personne de cette qualité, qui m'appelle son cher ami, et me traite comme si j'étais son égal? Il a pour moi des bontés qu'on ne devinerait jamais; et devant tout le monde, il me fait des caresses* dont je suis moi-même confus.
 
MADAME JOURDAIN.- Oui, il a des bontés pour vous, et vous fait des caresses, mais il vous emprunte votre argent.
 
MONSIEUR JOURDAIN.- Hé bien! ne m'est-ce pas de l'honneur, de prêter de l'argent à un homme de cette condition-là? et puis-je faire moins pour un seigneur qui m'appelle son cher ami? »
 
 
Le Clergé et la Noblesse sont des ordres privilégiés : ils ne paient pas la taille.
La monarchie garantit cet ordre social voulu par Dieu.
La société française d’Ancien régime est profondément chrétienne : la religion accompagne tous les actes de la vie (baptême, mariage, sépulture).
La paroisse est l’unité territoriale de base, à l’origine de notre commune. Les cloches de l’église rythment la journée et appellent à la prière.
Le curé est le guide spirituelle de la communauté paroissiale. C’est lui qui accorde les principaux sacrements comme le baptême, le mariage, la confession, l’Eucharistie (durant la messe, communion au pain et au vin consacrés), l’extrême-onction au mourant.
Les fêtes chrétiennes sont des moments forts de l’année : Noël, période de Carême quarante jours avant Pâques (période de jeûne avec un seul repas par jour, sans viande ni œufs), la fête de Pâques (résurrection du Christ) marquant le début du Printemps.
 
2) L’ordre intérieur le contrôle de l’économie
 
Le principal ministre de Louis XIV est le contrôleur général des finances Colbert (mort en 1683).
Colbert est à la fois contrôleur général des finances et secrétaire d’Etat à la Maison du roi et à la Marine. Il cherche à maîtriser les finances mais ne parvient pas à limiter les dépenses engendrées par la cour et les guerres, qui sont alimentées par un alourdissement continu de la fiscalité royale (impôts royaux : la taille, la capitation et le vingtième sont les impôts directs ; les aides, la gabelle et les traites sont les impôts indirects).
Mais ces impôts ne suffisent pas et le roi a souvent recours à des ventes d’offices, d’anoblissement et surtout à des emprunts qui endettent le royaume.
 
Pour enrichir le pays et accroître ainsi la puissance du roi Colbert décide de développer l’industrie et le commerce. Selon lui un Etat doit importer le moins possible et exporter le plus possible pour faire entrer l’or étranger. C’est la théorie du mercantilisme.
 
Il développe les manufactures (de soie à Lyon, de faïences à Rouen, de verre à Saint-Gobain) sévèrement contrôlées par une réglementation stricte et des inspecteurs pour garantir la qualité des produits.
Le commerce est réorganisé : construction de routes et de canaux (comme le canal du Midi reliant la Garonne à la Méditerranée), création de compagnies comme celle des Indes orientales, fondation de colonies de peuplement (Antilles, Canada, Louisiane en Amérique).
 

 
3) L’ordre religieux
 
L’absolutisme politique est indissociable d’un absolutisme religieux car le roi, monarque qui reçoit son pouvoir de droit divin par le sacre, est garant de l’unité religieuse de son royaume.
 
Louis XIV renforce la soumission du clergé français au pouvoir royal et ne peut tolérer d’autres religions que celle du roi :
 
- le clergé rédige la Déclaration du clergé de France qui affirme son indépendance vis-à-vis du pape (ou gallicanisme)
- le jansénisme (mouvement chrétien très austère et pessimiste) est interdit
- les protestants sont à nouveau persécutés (dragonnades : obligation de loger les cavaliers des régiments de dragons) et en 1685 le roi décide de révoquer l’édit de Nantes (par l’édit de Fontainebleau), forçant ainsi des milliers de « huguenots » (nom péjoratif donné aux protestants) à fuir vers la Prusse, l’Angleterre ou la Hollande.
 
 
 
III) La place de la France en Europe : un état de guerre permanent
 
Le règne de Louis XIV « le Grand » est certes un moment d’apogée de l’histoire de France, mais au prix de nombreuses guerres. Louis XIV pratique une politique étrangère conquérante, qui inquiète les pays européens.
 
Organisée par Le Tellier et son fils Louvois, l’armée française devient la plus nombreuse d’Europe (400 000 hommes).
Elle est dirigée par des grands hommes de guerre comme Turenne ou Vauban, commissaire général des fortifications, qui fortifie les villes frontalières pour préserver la France des invasions et la protège ainsi d’une « ceinture de fer ».
 
 
Colbert crée une puissante marine de guerre, poursuivant ainsi les efforts de Richelieu.
-         Plusieurs types de navires sont utilisés : les galères (navires à rame) en Méditerranée, des vaisseaux de lignes et frégates (à voiles) sur l’océan.
-         Colbert instaure un nouveau type de recrutement : l’inscription maritime, qui oblige les gens de mer à un service sur les navires royaux un an sur trois.
-         En temps de guerre la marine royale utilise des corsaires, capitaines marchands autorisés par une « lettre de marque » à armer leur navire « pour la course » (attaquer et s'emparer de navires ennemis). Les plus célèbres de l’époque sont Jean Bart et Duguay-Trouin.

 
On distingue cependant deux périodes dans les guerres de Louis XIV :
 
¨   Le temps des victoires
 
*     La guerre de Dévolution contre l’Espagne (1667-1668) où il gagne la Flandre.
*     La guerre de Hollande (1672-1678) où il gagne la Franche-Comté.
*     Il annexe Strasbourg en pleine paix en 1681.
*     La guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) ne donne rien.
 
¨   Le temps des défaites
 
La guerre de la succession d’Espagne (1701-1714) est perdue par la France.
Philippe d’Anjou, petit-fils de Louis XIV, devient roi d’Espagne mais doit renoncer à ses droits à la succession au trône de France.
 
Les traités d’Utrecht et de Rastadt assurent désormais la domination de l’Angleterre

 
Chronologie : les guerres de Louis XIV
 
- Guerre de Dévolution contre l’Espagne (1667-1668)
- Guerre de Hollande (1672-1678)
Ce sont les guerres qui agrandissent le territoire au Nord et à l’Est
- Guerre de la Ligue d’Augsbourg contre toute l’Europe (1688-1697)
- Guerre de succession d’Espagne (1701-1714) que la France perd au profit de l’Angleterre, désormais 1ère puissance d’Europe.
 
 

 
Conclusion : Limites et réussites de la monarchie absolue
 
S’il est indéniable que la monarchie se renforce sous Louis XIV, elle n’est pas pour autant si absolue ni illimitée que ne l’affirme la propagande royale :
-         Le roi doit respecter les lois fondamentales du royaume (lois non écrites) : les règles de succession (le fils aîné succède à son père), le respect des lois anciennes pour garantir la continuité de l’Etat. Il doit par ailleurs être catholique, se montrer juste et sage envers ses sujets et ne doit pas diviser son royaume.
-         Les archives montrent que le roi n’est pas aussi absolu qu’il n’y paraît : la monarchie doit sans cesse faire des compromis avec les différents pouvoirs (communautés villageoises, seigneuries, villes) pour faire appliquer ces décisions.
-         Le pouvoir royal doit prendre en compte différentes institutions qui jouent un rôle politique important : les parlements (cours de justice), Etats généraux (réunis il est vrai pour la dernière fois en 1614) et les Etats provinciaux (assemblées chargées de discuter l’impôt).
 
Les réussites de la monarchie française à l’époque moderne sont cependant réelles :
·        le développement de l’administration qui lui assure un meilleur contrôle du pays (5000 officiers au temps de François Ier, 60 000 au temps de Colbert). On parle de « monarchie administrative ».
·        l’œuvre des intendants dans les provinces qui coordonnent et centralisent l’action des différents acteurs politiques locaux
·        l’agrandissement du territoire et rayonnement à l’étranger qui fait du régime français un modèle en Europe.
 
A la fin du règne de Louis XIV, après la guerre de Succession d’Espagne, les finances royales sont épuisées.
De terribles famines touchent le royaume et l’hiver de 1709 est particulièrement rude, venant affaiblir une nouvelle fois le monde paysan après les crises démographiques des années 1690.
 
Tous les héritiers directs meurent les uns après les autres : le dauphin en 1711, le duc de Bourgogne et son fils en 1712. Seul reste un arrière-petit-fils, né en 1710, le futur Louis XV. Louis XIV meurt le 1er septembre 1715.
 
Son règne est le plus long qu’ait connu la France.

 
Conclusion
 
Malgré la volonté affichée de Louis XIV d’être un « Roi-Etat », garant de l’ordre social et de l’unité religieuse, incarnant à lui seul la France et détenant seul le pouvoir, la monarchie française au XVIIe siècle a-t-elle été aussi « absolue » que cela ?
Même si elle n’avait pas les moyens techniques et matériels pour imposer sa volonté à une population nombreuse sur un territoire alors immense, l’action de la monarchie a cependant contribué à poser les bases d’un Etat moderne.
Par Yann et JB
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